Photos
Vendre les photos de l’expo, et après ?
par Tode le 14 mar, 2010, dans la catégorie Expo, Photos
On m’a souvent demandé ce que je ferai des photos de l’expo. Outre le fait de les montrer au plus grand nombre, le but est aussi de les vendre. A terme, nous aurons avec Portraits de blogueuses un formidable panel de la femme française. Car PDB, c’est non seulement des blogueuses aux thèmes variés (l’école, la mode, la communication, le sport, les enfants, la gastronomie, la musique, l’écriture…) mais aussi et avant tout des femmes d’horizons différents. A l’heure où on nous rabâche les oreilles avec “l’identité nationale”, je vois au quotidien la réalité (toute proportion gardée) de l’identité des femmes de mon pays à travers les blogs. Et cette réalité, c’est par exemple celle que j’ai vu récemment lors d’une soirée blogueuses : des femmes réunies autour d’un même thème (les blogs), des petites, des grandes, d’origines diverses, loin d’être toutes parisiennes, se mélangeant discutant les unes avec les autres, tout sourire…
Je suis quelqu’un de très chauvin. Ce qui peut attirer des problèmes en France, sachant que tout ce qui se rapporte un peu trop au drapeau tricolore peut très vite avoir une connotation plus que nationaliste. Encore une spécificité de notre beau pays : on peut être fier d’être français mais il vaudrait mieux ne pas trop le crier sur les toits. La “chance” que j’ai, c’est d’être noir. Comme ça, quand je porte un maillot de l’Equipe de France, ça va, c’est normal, je ne suis pas facho, juste un fan de Thuram ou de Abidal.
Je suis donc quelqu’un qui aime son pays, mais avec PDB je voulais en aider un autre. L’idée initiale était de reverser la majeure partie des bénéfices (si nous arrivons à vendre des photos…) à une association caritative aidant à l’amélioration de la condition de la femme en Afrique. Cela fait quelques années qu’en dehors de la photographie je travaille avec différentes sociétés et associations pour aider au développement de l’école en Afrique. De nombreuses études menées par des sociologues et des historiens ont montré que le développement économique d’un pays était toujours passé par l’accès à l’école par les femmes (engendrant une hausse du taux d’alphabétisation). Je voulais donc marier ces deux univers dans lesquels je travaille.
Je ne sais pas si c’est mon côté chauvin qui me fait fermer les yeux sur ce qu’il se passe dans mon pays. Peut-être. Mais une chose est sûre, il reste aujourd’hui encore beaucoup de choses à faire pour aider et améliorer la condition de beaucoup de femmes en France. Je me disais donc que nous pourrions reverser les bénéfices (j’en garde un peu pour l’Etat, il aime beaucoup les bénéfices) à une oeuvre caritative qui vient en aide aux plus démunies en France. Et qui sait, peut-être allons-nous vendre un tas de photos, ce qui nous permettra d’aider des personnes en France mais aussi en Afrique ? Je l’espère en tout cas.
Edit du 15 mars 2010:
Suite à une remarque de mon amie BlaBlaG, quelques petites précisions sur ce billet.
Le but n’est pas de faire du buzz dans le sens “Whoaaa Tode, il est cool quand même”. Mais si cela nous permet de ramener des sous pour les associations avec qui nous allons travailler, tant mieux…!
Je travaille depuis pas mal de temps avec entre autres le REPTA (Réseau Education Pour Tous en Afrique, l’assos’ de Gaby Cohn Bendit), ou encore le RELIA (Ressources En Ligne pour Institutrices Africaines). Si nous partons sur une dualité France-Afrique au niveau des associations caritatives, j’ai donc déjà des pistes plus que sérieuses en ce qui concerne l’Afrique. Je dois avouer que je connais plus d’assos’ et projets liés au continent Africain mais que pour la France, je ne connais, de nom, que les “grands” (Resto du Coeur, etc.). Je vais donc poursuivre mes recherches de ce côté là.
Mary gribouille le loup
par Tode le 08 mar, 2010, dans la catégorie Photos, Story
Marie-Loup est l’une des toutes premières blogueuses que j’ai contacté pour mon projet d’expo photos Portraits de blogueuses. On peut dire qu’à l’époque elle et moi faisions nos premiers pas dans la blogosphère, ce qui nous a tout de suite rapproché. Nous nous sommes rencontrés pour la première fois en juin 2009, elle avait mis de la sauce soja partout, on avait bien rigolé (voir “Portrait de blogueuse by Mister Tode” sur le blog de Mary).
Marie-Loup est illustratrice. Je trouve personnellement qu’elle est vraiment douée, son coup de crayon est toujours juste, et elle arrive toujours à retranscrire les différentes émotions qui animent ses personnages. Il est toujours difficile de savoir jusqu’où va la corrélation entre le personnage principal et Marie elle-même, c’est d’ailleurs une pratique (et un fantasme) assez répandu que de croire que les illustrateurs et illustratrices ne font qu’un avec leur héros. Je dirais que le personnage de Mary Gribouille ressemble un peu à Marie-Loup, surtout depuis quelques temps, notre illustratrice révélant un peu de la mélancolie qui est sienne. Mais attention, que ça soit le personnage et la femme réelle, les deux sont un pur concentré de bonne humeur et de folie du Nord hautement contagieuse !
Février 2010. Depuis quelques mois l’hiver s’en va puis revient brusquement, et lorsqu’il effectue son retour c’est toujours avec un bon lot de neige. Il avait donc fortement neigé dans le Nord, et Le Havre s’était recouvert d’un épais manteau blanc. Nous avions planifié la date depuis un moment déjà, mais le plan initial qui était de faire un shooting extérieur ainsi qu’un shooting intérieur était compromis. “Pas de problème Tode, ne t’inquiète pas on gère avec les coupines !” m’avait alors dit Mary. Aïe aïe aïe, que pouvaient bien nous réserver les filles du Havre… Nous avions décidé de faire le shooting un vendredi, afin de passer la soirée sur place pour faire la fête avec Mary et ses amis.
Le jour J, nous faisions avec ma petite équipe un crochet par Paris afin de faire le shooting du joueur de poker le plus cashable du moment, j’ai nommé Thomas Bichon (de la Team PokerStars). Ce shooting se passa très bien et nous mis en condition pour celui de l’après-midi. A noter que nos photos de Thomas eurent un franc succès puisque l’une d’elle sert pour la couv’ du magazine Poker Magazine du mois de mars…
Pendant que Isa étalait son (quasi) mètre quatre-vingt à l’arrière de la voiture afin de reprendre des forces (et vu la soirée qui nous attendait, elle avait bien raison…), je passais le volant à la jeune Manon afin de faire une petite sieste. Laisser conduire une djeunss qui vient d’avoir son permis et faire un roupillon à la place du mort, ça peut paraître inconscient comme ça… Mais les Picards conduisent depuis l’âge de 8 and en moyenne, donc je n’avais aucune inquiétude quand aux aptitudes de Manon. Elle frotta un peu une jante sur un poste de péage (“Nom de D… Manon fais gaffe puréééééééééée !!”) mais à part ça tout se passa bien.
Une fois au Havre, je repris le volant afin de faire le créneau (une jante ça suffit, merci bien) puis nous nous dirigeâmes vers le lieu du shooting intérieur. Il faisait froid à LH, il y avait encore de la neige partout et les endroits sans neige n’étaient que de vastes patinoires. Une amie de Mary nous prêtait son appartement pour le shooting, et lorsque nous arrivâmes sur place tout était déjà prêt : les meubles déménagés, le décor planté, les kilos de fraises tagada achetés, et les oreilles de lapin prêtes. L’artiste peintre David K. nous avait même fait l’honneur de sa présence.
Marie-Loup était un peu stressée. Être au centre de toute l’attention, lorsqu’il n’y a pas loin d’une dizaine de personnes sur place, ça peut être légèrement déroutant. Isa se mit alors au travail et choya la petite Mary (ça a l’air vraiment chouette de se faire maquiller, je devrais peut-être essayer un jour) pendant que Manon et moi mettions en place les éclairages. Juste avant de commencer le shooting il me fallait passer un coup de fil important outre-atlantique, ce qui permit à la troupe de se détendre à mes dépends, mon accent “Antoine de Caunes” étant parait-il assez prononcé.
Le photoshoot fut découpé en trois parties, et ce fut la dernière qui fut retenue pour la photo de l’expo. Pourquoi la 3e ? Car l’ambiance un peu crispée du début de séance s’était totalement estompée, et certains des protagonistes avaient pour ainsi dire déjà commencé la fête ce qui apportait une fraîcheur immédiatement visible à l’image. La photo que nous avons choisi avec Marie-Loup pour l’exposition est assez particulière car elle montre une facette de Marie qu’il n’est pas facile de percevoir, même si elle fait complètement partie d’elle.
En attendant de pouvoir voir cette fameuse photo, voici une image tirée de la 3e partie du photoshoot de Mary Gribouille :
Pour ceux qui ont Mary dans leur contact Facebook, nul doute que vous avez vu une autre photo issue du shooting, photo que je ne pourrais montrer ici… Hum.
Une fois la séance terminée et le matériel rangé, la fête commença pour de bon et se finit aux alentours de 5h du matin… Y’a pas à dire, ils savent faire la fête au Havre (voir l’illustration de Mary à ce sujet sur son blog) !
Un grand merci à ma petite équipe pour avoir fait le déplacement avec moi. Mais bon, en même temps vous en avez bien profité, hein…
Un gigantesque merci à Marie, Betty, Audrey et David pour leur aide, l’organisation impeccable du photoshoot, leur accueil vraiment chaleureux, et la soirée inoubliable…
Nahimage, le nombril du web
par Tode le 31 jan, 2010, dans la catégorie Photos, Story
“Le nombril du web”… Ce n’est pas moi qui le dis, c’est elle. J’avais connu le blog de Nahimage par l’intermédiaire de La Peste si mes souvenirs sont bons. C’est à cette époque que j’ai aussi fait la connaissance numérique de Eve Rock’n'Roll. Si vous connaissez le blog de ces filles, vous savez donc que nous avons affaire à des sites où le ton est direct, piquant, voire parfois virulent.
C’est ce qui m’avait immédiatement plu lors de mes premières lectures du blog de Nahimage. “Son parti pris est clair : faire rire sans faire mal, pointer du doigt sans tirer à vue.” dixit La Peste. Et c’est peu dire… Quand j’annonçais à d’autres blogueuses que Nahimage allait faire parti de PDB, certaines me dévisagèrent en disant “Nahimage, la fille qui dit ce qu’elle pense au risque de déclencher un drame nucléaire numérique ?”. Oui, c’est bien elle. Et j’allais m’en apercevoir IRL lors de notre première rencontre.
Nous étions en plein milieu du mois d’août et j’avais rendez-vous avec Nahimage vers Opéra. C’était mon dernier rendez-vous PDB avant de m’envoler pour l’Île de Beauté avec ma belle, il me fallait rester concentrer et ne pas laisser mon esprit vagabonder du côté des profondeurs au large des îles Lavezzi, non loin de Mérouville… Nahimage était déjà là quand j’arrivais sur la Place, et autant dire qu’elle me fit revenir sur terre très vite. Car Nahimage, c’est un caractère fort, en acier trempé, une élocution séduisante et le verbe habile. A peine étions-nous installés à la terrasse d’un café qu’elle m’assaillait de questions au sujet de Portraits de blogueuses, de la blogosphère en général, des femmes dans un monde ou un milieu d’homme… J’étais intrigué par cette femme à la crinière flamboyante, qui touillait son café sans me lâcher du regard, comme si elle me sondait afin d’y déceler ce qui pouvait bien se cacher derrière cette histoire de photographe qui prenait des filles qui ont des blogs en photo.
Nous discutions depuis un moment et je me disais en mon for intérieur que je tenais l’une de mes trouble-fêtes. J’avais toutefois moi-aussi observé mon interlocutrice et son attitude, ses expressions, reflétaient une très grande sensibilité. On retrouve d’ailleurs cette délicatesse, tout comme son ton parfois acerbe, dans ses écrits :
“Amoureuse, il m’arrive de lui dire je t’aime, mais jamais en rimes.”
“J’ai pour habitude de ne pas attendre grand-chose de la vie si ce n’est ce que je lui apporte, car la vie est une bonne pute qui réclame ses petits cadeaux mais le client en a toujours pour son argent. Si la vie est une bonne pute, l’homme n’est souvent qu’une piètre occasionnelle qui n’a aucune idée de la valeur d’une passe.”
Nous nous quittions en nous promettons de faire le shooting durant l’automne, cette saison nous permettant de mettre en exergue plusieurs aspects du blog de Nahimage.
Le mois d’août passa, la rentrée arriva, mais l’été avait décidé de jouer un peu les prolongations, ce qui fit que l’automne ne dura que quelques semaines. Nous étions quasiment passé de l’été à l’hiver. “Qu’à cela ne tienne, on pourrait faire le shooting dans la neige…!”. Et c’est ce que nous avons fait. Alors que Manon (ma chère assistante photo amatrice de sushi au nutella) et Isa (la maquilleuse aussi douce que grande) étaient couvertes façon esquimau, Nahimage bravait la neige et le froid en chemisier léger. Je ne pourrais décrire ici le courage qu’il faut pour rester allongé dans un lit de neige pendant près d’une heure, sachant que le froid nous empêchait quasiment de parler après seulement une vingtaine de minutes hors de la voiture.
Je ne sais pas pour vous, mais quand je vois la photo ci-dessous, je me dis que le jeu en valait la chandelle…

Et attendez de voir la photo que nous avons choisi avec Nahimage pour l’expo !
Pour vous donner une idée des conditions du shooting, une petite photo de la mise en place des différents éléments…

Un grand merci à ma petite équipe, et un Ave Nahimage pour sa disponibilité, son immense créativité (elle est la Directrice de Créa de son shooting), et sa patience sans limite…
Pauline FashionBlog
par Tode le 27 déc, 2009, dans la catégorie Photos, Story
J’avais été contacté par Pauline FashionBlog il y a quelques mois de ça. Elle avait entendu parlé de Portraits de blogueuses par l’entremise des filles du Boudoir du Marais et l’expérience lui disait bien. Malheureusement, nous étions déjà au complet, d’autant plus qu’il y avait déjà pas mal de fashionistas dans PDB.
Les semaines passèrent et une blogueuse mode m’informa qu’elle ne pouvait poursuivre l’aventure, son mari refusant qu’elle ne pose nue pour PDB. Vous y avez cru hein ? Les blogueuses nues, ce n’est pas ici ma ptite dame…! En fait la blogueuse en question, célibataire de surcroît, ne souhaitait tout simplement plus faire partie de Portraits de blogueuses, car elle ne voulait en aucun cas que son image ne soit associée à celles de certaines autres filles… Oh, vous y avez encore cru ? Bon promis j’arrête. Quoi qu’il en soit, je contactais Pauline FashionBlog afin de lui demander si PDB l’intéressait toujours. Elle acceptait avec plaisir ma proposition.
Un ami m’avait invité à passer faire un petit tour à la soirée Sarenza pour la Finale de la Course en Escarpins. Pauline étant sur Paris à ce moment-là, je lui proposai de se joindre à nous. Nous nous retrouvâmes un peu avant afin de pouvoir discuter un peu de son blog, de Portraits de blogueuses, mais aussi de la Bretagne, du Ch’nord, de la mode, et des vertus thérapeutiques du whisky-coca.
Nous nous rendîmes donc à la Sarenza party, soirée par ailleurs très bien organisée et très festive, l’open bar champagne étant le petit plus qui, vraisemblablement, ravit grandement la plupart des personnes présentes. Nous eûmes le plaisir de croiser bon nombre de blogueurs et blogueuses lors de cet événement : Ophélie et Katia du Nuages des filles, Fliz (qui était qualifiée pour la phase finale de la course en escarpins !) et son cheerleader de mari, Camille de Fashion-Gazette, Joe de Comme un Camion, Kylia de Stylistic, et j’en passe… Nous passâmes un fort agréable moment, et je profitais de l’occasion pour faire quelques photos de la soirée. Je découvris en Pauline une jeune femme très drôle, cultivée, et dont la bonne humeur fait que vous ne vous ennuyez pas une seule seconde en sa compagnie.
Deux semaines plus tard, nous étions fin prêts pour le photoshoot “Pauline FashionBlog pour Portraits de blogueuses”. Le temps commençait à se montrer de plus en plus “hivernal” mais nous voulions profiter du fait que Pauline soit sur Paris pour faire la séance. Le matin du jour J, catastrophe : un véritable déluge s’abattait sur la capitale, sans parler d’un vent à vous glacer le sang malgré l’épaisseur de votre doudoune Chevignon revival. Nous décidions alors, la mort dans l’âme, de repousser le shooting.
La semaine suivante, le temps était bien sec. Mais horriblement froid. Qu’importe, mon équipe (composée de Damien mon vieil ami réalisateur entre autres de Fac Attack! Returns à la caméra, Isa la maquilleuse hors-pair, et Manon la fidèle assistante) et moi-même bravâmes les éléments et retrouvâmes Pauline à l’Atelier M’so. Une fois qu’elle fut coiffée, maquillée, nous entrainâmes Pauline pour ce que je croyais à l’époque être mon photoshoot le plus froid (il devait faire entre 5 et 10°C). Je ne savais pas encore que quelques jours plus tard j’allais shooter… dans la neige. Mais peu importe, Pauline fut très courageuse et posa comme une chef. Il faut dire qu’elle avait l’habitude, chacun des posts de son blog étant illustré par de nombreuses photos où elle a pour habitude de présenter ses tenues. Nous fîmes un break dans un bistrot afin de nous réchauffer puis nous terminâmes la séance un peu avant la tombée de la nuit. Nous étions frigorifiés, mais le jeu en valait la chandelle…
Un grand merci à Pauline pour sa disponibilité et encore une fois, sa bonne humeur, ainsi qu’à toute l’équipe sans qui ces photos n’existeraient pas.
Fashion Box
par Tode le 20 oct, 2009, dans la catégorie Photos, Story
Euskadi. Pour moi ce mot représente et représentera toujours une période de ma vie où “nous étions jeune et large d’épaule”, la période où on bossait tout le mois de juillet pour tout claquer en août, ou encore la période où je parlais couramment espagnol (très très pratique dans les boîtes de nuit de Irun ou de San Sebastián). Le Pays Basque, c’est une grande partie de ma jeunesse, de ma vie, et c’est donc avec un très grand plaisir que je m’y rends pour y rendre visite aux amis que j’ai là-bas.
J’étais donc tout particulièrement heureux lorsque je découvris qu’un blog que j’aimais beaucoup était tenu par Sonia, une jeune femme vivant à Euskadi. C’est Julie Blabla Girl qui m’avait conseillé le site de Sonia, et j’ai tout de suite beaucoup aimé la façon dont la Basque d’adoption parlait de mode. Et que dire des nombreuses photos grand format illustrant les différents billets… Autant dire que j’étais vraiment content que Sonia accepte de faire partie de Portraits de blogueuses, il était important pour moi d’avoir une blogueuse vivant au Pays Basque.
Nous étions dimanche, et le temps était magnifique alors que nous étions quasiment en octobre. La nuit avait été courte car la veille j’avais rendu visite à mes amis d’Hendaye et j’avais fini la soirée à refaire le monde avec un vieux compère vivant à Biarritz. Mon planning était assez chargé, car je devais remonter en voiture sur Bordeaux avant de prendre le TGV pour rentrer à Paris. J’avais donc demandé à Sonia si nous pouvions faire le shooting le matin… J’étais un peu honteux de faire se lever si tôt, et un DIMANCHE, Sonia et son mari (ce dernier allait me servir d’assistant !)… J’arrivais donc de bon matin chez les Fashion Box, et je fus accueilli par M. Fashion Box, madame étant en train de se préparer à l’étage. J’avais apporté croissants et chocolatines, et nous papotions photos avec le mari de Sonia, ce dernier étant le photographe attitré de la blogueuse : toutes les photos du site FashionBox sont ses oeuvres, et je dois avouer qu’il se débrouille pas mal du tout…! Cela m’avait d’ailleurs motivé à donner le meilleur de moi-même sur ce shooting car j’avais donc de la concurrence. C’est alors que Sonia arriva, souriante, brune, grande, et radieuse (ce qui contrastait un peu avec les petits yeux de M. Fashion Box). Alors qu’elle finissait de rassembler les affaires dont elle allait avoir besoin pour son shooting, nous discutions elle et moi de Paris, de la Côte Basque, des blogs et de leur intérêt pour leurs auteurs (ce qui me rappelait la discussion que j’ai eu à ce sujet avec e-Zabel), de voyages… Je découvrais alors une jeune femme enjouée, rayonnante, et pleine de vie. Cela faisait plusieurs mois que nous attendions de nous rencontrer, et il aurait fallu bien plus qu’un shooting pour rattraper tout ce temps, surtout que…
…ce fut le shooting le plus rapide que j’ai eu à faire ! Sonia et son mari m’emmenèrent dans un lieu qu’ils avaient repéré auparavant et nous bouclâmes la session en un peu pus d’une heure chrono en main. Pourquoi me direz-vous ? C’était d’un tel ennui que je décidai de bâcler le photoshoot ? Et bien absolument pas. C’était tout simplement parce que Sonia savait exactement ce que j’attendais d’elle. Le shooting fut un vrai plaisir, et mon assistant du jour n’eut quasiment rien à faire, hormis expliquer aux personnes intriguées par notre shooting que nous faisions des photos “pour une exposition qui aura lieu à Paris d’ici quelques mois avec pour thème…”. Il y avait bien plus de badauds que je ne le pensais pour un dimanche matin. Mais qu’importe, Sonia lisait dans mes pensées et allait de-çi, de-là, pendant que mon Nikon fixait sur pellicule virtuelle les strike-a-pose parfaites de la blogueuse.
Une heure après donc, la séance était terminée et je quittais les Fashion Box pour remonter cheveux (bon ok, crâne) au vent sur Bordeaux.



Un grand merci à Sonia ainsi qu’à son mari pour leur accueil (encore désolé… une séance un dimanche matin, j’ai honte…) et leur gentillesse. Sonia, get ready for the next photoshoot hun!
P.S : pour ceux qui n’auraient pas compris, quand je dis “les Fashion Box” en parlant de Sonia et de son mari, ce n’est pas leur vrai nom hein…














































